Le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio

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TENSA ou TIIENSA 1. Char portant les attributs des divinités dans la pompe du Cirque (vehiculum, quo exuviae deorum ludicris circensibus in circum ad pulvinar vehuntur2); leurs images étaient sur des fercula8. Ces chars fermaient la marche, conduits par des enfants qui devaient avoir encore père et mère (patrimi et matrimi) 4. Varron dut sa défaite de Cannes à la colère de Junon, parce qu'aux jeux du Cirque, où il figurait comme édile, dans la Avis O. M. tensa eximia Tarie puerum histrionem ad exuvias tenendas posuisset. D'autres textes concernent des prescriptions religieuses qui réglaient la conduite des chars : puer fille patrimus et matrimus si tensam non tenait, aut forum amisit 6. L'enfant devait, semble-t-il, tenir une main contre la caisse, ou saisir et ne pas lâcher la guide. Si l'un des conducteurs touchait de la main gauche le cuir (loran)) ou si l'un des chevaux tombait pendant la marche, il fallait recommencer le défilé'. On remisait ces chars au Capitole, dans les bâtiments destinés à cet usage (aedes tensarum) 7. De nombreuses divinités trouvaient place dans la pompa 8, et il semble que les exuviae de chacune eussent leur tensa particu fière (fig. 6803)9; des deniers de la gens Jiubria10 représentent (fig. 6802) des chars distincts pour les trois divinités du Capitole : Jupiter (la foudre), Junon (le paon), 111 inerve (la chouette). Ils sont rectangulaires, à deux roues, découverts, et tirés par quatre chevaux ; en avant, sur le haut de la caisse, une Victoire volant. Mais ce type de tensa n'est pas le seul que les monuments nous révèlent; peut-être la forme dépendait-elle du caractère de la divinité dont le char recevait les exuviae. Sur un bas-relief" on remarque une tensa où une tête barbue énigmatique, coiffée d'un bonnet pointu, émerge d'une sorte de toit à faîte aigu ; à droite et à gauche, des rameaux de palmier 12 Quelquefois ily avait quatre roues [CIRCus,fig.1h28) colnme au PILENTUOI, qui avait une destination assez voisine. Un char assez haut, en demi-cercle, ouvert devant et fermé derrière, a été reconstitué 13 pour le Palais des Conservateurs 14, avec les fragments de son revêtement de bronze. Il devait embellir les cortèges de fête de quelque ville provinciale de Campanie ". Était-ce réellement une tensa? 11 semble que le mot désignât moins la forme de la voiture que sa destination. L'appliquait-on aux véhicules portant autre chose que les exuviae des dieux ? César recut pour sa vie durant l'honneur de voir ses images figurer dans la pompa 1°. Après lui, l'usage s'établit d'y joindre les images des empereurs défunts, des impératrices et des membres de la famille impériale, soit en vertu d'une apothéose officielle, soit à titre de distinction extraordinaire". On a pensé 1s que ces images princières étaient voiturées sur le char, bige ou quadrige, traîné par des éléphants, qui sert de type à certaines monnaies 19. En réalité, nous n'en avons aucune preuve "0. Mais n'oublions pas que la pompa circensis ne faisait que reproduire celle du triomphe21, et que le général victorieux, plus tard l'empereur, était revêtu des exuviae de Jupiter Capitolin22 ; il parait donc légitime de rapprocher de la tensa des dieux le char du triomphateur. Nous aurions alors à rappeler ici le char triomphal voté à Auguste par le sénat et le peuple, à son retour de Syrie en 19 avant J.-C., et ofi il refusa de monter 23 ; des médailles le représentent, sans attelage, remisé dans un temple circulaire qui doit être celui de Mars Ultor 24. Un aigle le surmonte ; il est à deux roues, en demi-cercle, ouvert à l'arrière. Dans cette série nouvelle, la forme ronde ou en demilune semble prédominer'. L'ouverture à l'avant est la plus fréquente 2; cependant elle est à l'arrière dans le char à quatre roues figuré sur l'arc de Constantin, et qui rappelle le triomphe de Dioclétien D'ailleurs tensa prit à la longue un sens bien plus large, en vint à désigner vaguement un char de luxe quelconque 4. Les tensae de la pompe triomphale étaient des voitures de grand luxe, d'une matière coûteuse; la définition de Festus mentionne l'emploi de l'argent et de l'ivoire: il s'agit évidemment, non de la charpente, mais de son revêtement. D'après l'inscription de Formies, pour les tensae Jlinervae, cunz parergis suis lotis, on avait dépensé cent livres d'argent. C'étaient en outre des oeuvres d'art, comme le montre, outre la tensa du Capitole, un relief mutilé du musée de Latran : des cordons horizontaux et verticaux y déterminent des panneaux couverts de scènes sculptées. Le tensarius était sans doute le conducteur préposé à l'attelage de la tensa 6 ; une inscription mentionne un nontenclator tensar. jugaris7, dont le rôle n'est pas facile à préciser: peut-être fixait-il au joug de la voiture les rênes que tenaient les jeunes gens sur le flanc de l'attelage, car personne ne montait sur le char à côté des attributs divins. On ne peut que rappeler ici, comme prototypes de la tensa, les édicules placées sur des chars dans lesquels les Grecs et avant eux les Égyptiens' et les Phéniciens promenaient les statues des divinités [AEDICI'LA, p. 95; TE\TIPELLIUM. Instrument en fer ou garni de fer, dont se servaient les cordonniers pour tendre la peau dont ils faisaient les chaussures'. C'est peut-être ce que l'on appelle une « forme » [FORalA1. Le même nom paraît avoir été donné à un cosmétique faisant disparaître les rides du visage 2. E. S. PE~TOItIIIM (Exwrll). Habitation sommaire, faite de pièces démontables et servant de campement provisoire. Le nom même 2 indique l'emploi de matières souples qu'on dépliait et étendait, en particulier des étoffes '' et des peaux 4. Parfois aussi on y employait des branchages' ou des planches [rABERNACULUM). Pour un abri de dimensions très réduites, on disait également vx-gvlôwv6 ou tentoriolunl. Il s'agissait de se garantir, soit du froid ou de la pluie, soit des ardeurs du soleil : les peuples préhistoriques de l'Europe occidentale usaient de tentes dans leur existence nomade; chasseurs et éleveurs, ils se procuraient sans peine les peaux nécessaires s. L'Orient nous montre mieux que d'humbles huttes : chez les Assyriens surtout, les rois, presque toujours en campagne ou en chasse, devaient passer sous la tente, avec leur cour, une grande partie de l'année. La tente royale assyrienne avait de nombreux compartiments; un monument 9 nous fait voir que chacun était supporté par de minces colonnes, avec une couverture arrondie, faite de peaux cousues maintenues par des crampons de métal. Une inscription mentionne celle qu'Assarhadon, fils de Sennachérib (vite siècle), avait élevée pour y recevoir les hommages des grands du royaume10 : elle était construite en bois précieux, ébène, santal, lentisque, et couverte en peaux de veaux marins. Chez ce peuple, beaucoup avaient à la fois maison et tente et passaient de l'une à l'autre. L'aménagement et la décoration de la seconde ne peuvent être que devinés par de rares indications des bas-reliefs 1l. Les Perses suivirent ces pratiques ; leurs souverains, dans les solennités, enveloppaient de draperies et de tentures l'c lleii 2 de leurs palais; c'est ainsi que, dans une sorte de tente gigantesque, Xerxès, en sept jours de festins, réjouit le peuple de sa capitale 13 La tente des monarques hellénistiques n'est qu'une copie de ces modèles. Plutarque n'a pas décrit celle de Darius, oit Alexandre trouva tant de trésors"; mais, nous savons que ce dernier, tant qu'il vécut chez les « barbares n {°, s'appropria le luxe persique : sa tente pouvait contenir cent lits ; cinquante colonnes dorées soutenaient un ciel d'un riche travail", et au milieu, assis sur son trône, le prince donnait audience 17. En campagne, il reçut dans le même décor fastueux les ambassadeurs indiens 18. Ces antécédents expliquent certaines folies de ses successeurs : Callixène de Rhodes nous a donné le de la tot,.rii de Ptolémée Philadelphe, à Alexandrie, une relation où, à travers les exagérations hyperboliques 20, on ne peut méconnaître, dans la description de la tente royale, de ses immenses colonnades, de ses riches tentures et rideaux de pourpre, la ressemblance avec les exemples déjà cités. TEN 117 TEN La tente était devenue un des symboles de la puissance royale ; les souverains y tenaient leur tribunal ', y accueillaient les visiteurs et les députés des nations étrangères. Eumène, après la mort d'Alexandre, feignit d'avoir vu sous sa tente le défunt lui apparaître, revêtu de ses insignes et clans l'exercice du pouvoir. Par cette fiction il comptait en imposer aux chefs des Argyraspides, pour obtenir leur concours dans son expédition contre Antigone. 11 proposa de faire placer sous une tente un trône d'or, d'y déposer les ornements royaux, et que, chaque matin, les chefs offrissent un sacrifice au génie d'Alexandre. Là se tint le conseil de guerre que les autres généraux ne voulaientpas tenir chez Eumène 2. Les dieux aussi avaient leurs tentes. Il se faisait en Assyrie des tabernacles de campagne '. Voulant remercier Assour des succès militaires obtenus de lui, Salmanassar Il fit dresser en quelques minutes, sur le champ de bataille même, un tabernacle léger, composé de quatre perches, auxquelles s'accrochait un dais de cuir maintenu par des poids'. En Égypte, c'était souvent dans une petite chapelle portative en bois peint et doré', qu'on enfermait une image de la divinité ou un emblème. C'est peut-être aux Égyptiens que les hébreux empruntèrent l'idée de la Fête des Tabernacles (axrvo -r,';4a7), qui rappelait la vie du désert et se célébrait le quinzième jour du septième mois Moise l'avait ordonnée 9; elle souleva un enthousiasme extraordinaire après le retour de la captivité '°, et on la trouve encore signalée chez les Juifs hellénisés de l'époque d'Hérode En outre, les peuples d'Israel avaient leur temple du désert, errant avec eux : c'était un temple portatif, semblable aux tentes de luxe des chefs nomades 12. Josèphe i3 a longuement décrit cette axrv-i, 1". En Grèce, à l'origine, les sanctuaires étaient de simples cabanes; tel le premier isodv d'Apollon à Delphes, formé de branches de lauriers, ensuite couvertes de peaux". On dressait aussi dans le téménos des tentes pour sacrifices et festins religieux, comme celle que décrit Euripide'°, en l'attribuant au néocore. A Samos, déjà au vie siècle, il était de tradition d'élever des temples dans le hiéron de Héra, pour la panégyris de la déesse''. A Sparte, en l'honneur d'Apollon Karneios, on édifiait neuf tentes de feuillages (axn.inç), chacune logeant neuf hôtes sous le commandement du héraut 18 ; des choeurs d'hommes armés, des femmes couronnées de heurs dansaient autour d'un autel enguirlandé. C'était là, pour la race dorienne, une sorte de fête nationale, souvenir pieux de la fête errante et pastorale en l'honneur d'Apollon 3t]i,Tw7. D'autres fois, on improvisait pour ces solennités des cabanes de bois [TABE1INACIJLUM], ainsi à Athènes 19, à 1-.leusis20. La matière même dont les tentes festivales étaient faites avait une importance rituelle ; c'est ce que nous montre un des règlements de l'inscription d'Andanie 21 : « Les hiéroi ne permettront à personne d'avoir une tente de plus de trente pieds carrés, ni de l'entourer de tentures en cuir ou en tapisserie; dans l'espace que les hiéroi auront entouré d'une bandelette, nul autre qu'eux ne pourra planter sa tente... » Sous les tentes mômes, semble-t-il, s'opéraient les purifications. Les idées religieuses des Grecs n'admettaient pas qu'on pîlt construire une habitation permanente dans les limites de l'enceinte sacrée. Au ne siècle seulement de notre ère, Antonin fit élever par les prètres des constructions à demeure autour du temple d'Apollon Méléatas, à Épidaure22; ces édifices de pierre, par respect pour la tradition, reçurent encore le nom de axuvz23. Dans une inscription du temple de Zeus Panamares, on lit qu'un riche prêtre, à l'occasion des Koingria, fit établir des tentes pour abriter les pèlerins 2'. Le droit d'en dresser était toujours minutieusement réglé 2°, ainsi que les préséances entre elles : à Delphes, une tente au premier rang était accordée à des bienfaiteurs du temple25. Lorsque Antigone transporta à Téos les habitants de Lébédos, il prit soin de régler cette question : axrvoûv 1.E TOGTOV (l'ancien habitant de En pays latins, usages religieux analogues : les Actes des Frères Arvales [ARVAI.ES F RATRES, p. 152], qui nous renseignent sur les sacrifices accomplis par eux in lue() deae Dicte, ont cette mention à l'année 318, pour la deuxième journée : Prolnagisler praetextaln deposuit et in papi/in/te sut) reversas". On célébrait sous des huttes de feuillage la fête des Neptunalia [NEPTUSU~, p. 772]. Ovide, rappelant les fêtes célébrées aux ides, sur les rives du Tibre, en l'honneur de la vieille déesse Anna Perenna, s'exprime ainsi : « Quelques-uns sont en plein air; d'autres dressent des tentes ; d'autres se font des cabanes avec des branches touffues, ou, plantant des pieux en terre pour colonnes, y étendent leurs toges2". » Dans tous ces cas, on croit voir un acte à la fois rituel et de commodités pratiques. Édicule de transport aisé, la tente a sa place dans le commerce grec, surtout avant la période hellénistique 30 [TABERNA] ; les marchands en recevaient parfois le nom de axrv(T'r,ç 31 ; ils semblent s'être servis principalement de légères cabanes d'osier tressé", analogues, même pour la forme peut-être, aux tugatria rustiques 33 et aux paillotes numides [31APALIA; cf. Dg 4829]. Aux axv,vx( que les petits détaillants s'arrangeaient sur la place publique 34 [AGORA, p. 151], s'ajoutent, dans les textes, les Eu,,irr,;' ic exr,var; ën.mpaadirs ,aèSa eS, Wv. 31 C. i. gr. 1, p. 793 ; Insu. gr. TEN 118 TEN sans certitude, comme des sortes d'auvents pour abriter les vendeurs, ou de clôtures qui les isolaient des voisins. La tente était d'usage constant dans les expéditions militaires. Nous ne savons pas ce qu'étaient les tentes des peuples grecs aux temps homériques. Le camp établi devant Troie est comme une ville bâtie pour la durée, avec ses rues et son agora; les habitations (x),tal«t) sont des baraques ou des huttes a ; celles des chefs, de véritables maisons : le poète nomme oixoç et ôdu.oç 4 ce que nous appelons la tente d'Achille ; elle a son µ.:'yxpov, son «'YOouca, son trrôôo(l.oç [nonlus, p. 339]. Les Myrmidons l'ont construite en planches de sapin et couverte de paille et de roseaux' ; elle est entourée d'une enceinte formée par une palissade et assez spacieuse pour contenir des chevaux °, des chars, du bétail. Chaque homme, dans l'armée des Grecs, devait se faire un abri à la manière de son pays, et selon les matériaux qu'il avait à sa disposition. Et cette nécessité s'imposa sans doute encore dans les périodes mieux connues de l'histoire. Le nom de aTteixç, qui désigne quelquefois la tente, indique proprement la couche de feuillage sur laquelle on se reposait sTIBADIUn] ; un autre mot, ôt?OÉpa, a la signification exacte de peau [DIPIITIIEBA] ; c'est la peau que l'on tendait sur des piquets. Les Grecs, qui n'étaient pas habitués, comme le furent les Romains, à porter dans leurs marelles tout ce qui était nécessaire au campement, se servaient de troncs et de branchages entrelacés 7 ; les Macédoniens avaient des supports de fer6; des généraux d'Alexandre portaient avec eux de ces couvertures de cuir qui couvraient la longueur d'un stades. Les soldats aussi avaient de très grandes tentes ; Xénophon cite celles de l'armée de Cyrus, pouvant loger une compagnie "'r ;ç) 1° de cent hommes. Le mobilier fut longtemps nul ou réduit au plus strict nécessaire ; il devint encombrant dans les armées chargées de bagages Les monuments sont de peu de secours pour se figurer l'extérieur ou l'intérieur des tentes. Les peintres de vases se contentent, à leur habitude, de localiser le sujet par quelques traits ; ils montreront le lit d'Achille ou le siège sur lequel il est assis à l'entrée de sa tente, dont les rideaux sont relevés autour des poteaux qui la soutiennent (fig. 680/1) 1f. Sur une amphore du musée de Naples 12, Nestor et Phénix sont représentés s'entretenant sous une tente, dont le peintre a réduit le toit à un carré de toile posé sur quatre supports et qui a tout juste les dimensions du lit qu'elle abrite. Une tente à toit plat est sommairement figurée dans la belle peinture de Pompéi qui représente le départ de Ilriséis 13. Sur une mosaïque trouvée en Espagne, à Ampurias (fig. 6805)11, la tente d'Agamemnon est une charpente, faite de châssis assemblés garnis de rideaux qui se relèvent et couronnée par une galerie formée par des barreaux entrecroisés. Toutes ces tentes dont on vient de parler sont à parois verticales (voy. encore fig. 3930). On en voit une dont la tenture descend obliquement d'un toit circulaire et pointu, dans une peinture de Pompéi, reproduction d'une oeuvre grecque, où l'on a cru reconnaître Cyrus devant qui comparaît Crésus captif la. Pour les troupes romaines, nous sommes un peu mieux renseignés : les cantonnements prolongés avaient lieu 1', semble-t-il, dans des baraquements en planches [TABERNACULLbl1; mais pour les gîtes d'étapes, les retran_ sr chements passagers, on se servait d'habitude d'abris en peaux de chèvres [PELLES] ; d'où l'expression sui) pellibus habere milites 17. Quant au terme de papilio 18, on l'a expliqué par une certaine ressemblance des rideaux, relevés de chaque côté de l'entrée, avec les ailes d'un papillon 13. Ces tentes d'étoffes ont, sur les monuments 20, tantôt la forme circulaire, tantôt et même plus ordinairement 21, TEN 119 TER l'aspect d'une petite maison, avec toit à double pente (fig. 6806). On en voit aussi qui se réduisent à cette double pente prolongée jusqu'au sol (fig. 6807) 1. Tout cela suppose. outre les peaux de couverture, une charpente sommaire, des piquets et des cordages. La tente du général, souvent un édifice considérable 2, s'appelait rHAETOnn1M; chaque centurion en avait une qui était à lui seul ; les officiers supérieurs en possédaient plusieurs. Les simples soldats étaient groupés par dix dans la même, y prenaient leurs repas et, malades, y étaient soignés 3, à moins de cas graves exigeant le transport à l'hôpital [vA nition rigoureuse pour un corps (ainsi lorsqu'il avait perdu des enseignes) consistait dans la relégation en dehors du retranchement, sans aucune tente 4. Il était posé aux coups de l'en nemi, tandis que les tentes, en principe, restaient en dedans du vallum, dont elles étaient séparées par un espace libre de deux cents pieds°. Lorsqu'on levait le camp, un premier signal invitait à retirer et plier les tentes (vasa colligere ou conclamare) s, en commençant par celles du général et des tribuns 7 ; au second signal, on les chargeait sur des voitures ou des bêtes de somme 8 [JUSIENTUSI] ; quelques tentes figurent sans doute parmi les IMPEDIMENTA roulés et cordés de la fig. 3984. On trouve dans les représentations de navires de petites tentes placées à la poupe °, pour l'usage du commandant et des personnes admises auprès de lui [NAVIS, p. 34]. Les Perses faisaient voyager leurs femmes sur des chars que recouvraient des téntes, pour empêcher les regards indiscrets [IIAIIMAMAXA] 10. Des cabines couvertes se remarquent aussi sur les chars grecs" et romains [CARPENTIIM, fig. 1196; cAMAnA, fig. 1047] ; en Étrurie, les chariots de voyage étaient souvent couverts de pièces d'étoffes tendues sur des arceaux (fig. 1044). L'équivalent grec de tenlorium, axrv,i, paraît avoir affecté un sens très général, celui d'étoffe ou autre matière souple étalée pour constituer un abri ; ce serait alors en même temps un équivalent du VELUM latin 1E. On pourrait dénommer tente l'étoffe déployée sous laquelle le roi Arcésilas assiste à la pesée du silphium (fig. 4925), comme celles qu'on étendait sur les tètes des convives d'un festin (fig. 1699) M13, ou des spectateurs dans les jeux. En ce sens encore, il nous est rapporté qu'à Athènes les citoyens morts pour la patrie avaient été exposés sous une tente (rxrvr)) dressée l'avantveille des funérailles". Le dais ou catafalque dont il s'agit là a pu également accompagner bien des convois" Pareillement, un dais pouvait surmonter un siège d'honneur ou de luxe", comme celui d'Arsakè (dans le roman d'Iléliodore d'Émèse), dont la rx-rvr, était faite de tentures teintes de pourpre et brodées d'or. Enfin rxrvdésigne l'endroit occupé par les acteurs d'un théàtre, car le théâtre antique rappelle la tente [TUEATRUM] ; Périclès voulut donner à l'Odéon d'Athènes [oDEUSI] la forme de la tente de Xerxès17. VtC'rOR CHAPOT. terme est employé pour désigner les intruments propres à faire des trous dans le bois ou dans des matières plus dures, telles que la pierre, le marbre, les métaux, l'ivoire. Il parait applicable à des outils de même famille dont la forme et les dimensions varient suivant la nature du travail. L'ouvrier ne pouvait exécuter son ouvrage dans de bonnes conditions quand il n'avait pas en main l'outil spécial qui se prêtait le mieux aux exigences de son métier 2. Les menuisiers, les charpentiers, les marbriers, les sculpteurs, les graveurs se servaient des divers outils à percer que nous appelons vrille, tarière, foret, mèche, drille, etc. Terebrare signifie percer ; la terebratio est l'action de percer. Les instruments propres à cette action remontent à une haute antiquité. Dès l'âge du bronze on voit apparaître la vrille. On la rencontre en Gaule dans le dépôt de Larnaud (Jura) ainsi qu'à la station du Bourget'. Ilomère se sert de deux mots différents pour dési gner les outils à percer le bois, rlp°7oOV et Tpuravov. Il les emploie en parlant de la construction des navires Les lexicographes considèrent ces deux mots comme TER --420TER identiques; il devait cependant exister entre eux une différence'. Il est probable que TÉperpov s'applique plus particulièrement aux outils que l'ouvrier manoeuvrait à la main à l'aide d'un manche transversal et que nous appelons vrille ou tarière. Au cours des fouilles de la colline d'llissarlih-, dans le terrain qu'il considère comme renfermant les restes de la se conde =_ cité préhis torique , Schlie à 8 m. 50 de pro fondeur, un objet de bronze dont l'extrémité supérieure est brisée 2. Il y reconnaît un très ancien spécimen de la vrille D'après les dimensions il semble que c'est plutôt une tarière à cuiller droite (fig. 6808). Le mot Tptl txvov paraît désigner la mèche mise en mouveinent par un archet (drille, foret). Isomère insiste sur le travail de cet outil'. Dans un des tableaux décrits par Philostrate il est manié par les Amours qui entourent Dédale et le secondent 5. Une peinture de Pompéi nous le montre à côté des autres outils que le même sculpteur vient d'employer pour fabriquer la vache en bois commandée par Pasiphaé'. Les anciennes traditions relatives à l'histoire de Dédale lui en attribuent en effet l'invention'. Sur un scarabée étrusque trouvé à Cortone et conservé au Musée britannique, un ouvrier est occupé it percer un trou avec une mèche dans un objet fixé sur un établi (fig. 3483) 8. On voit une représentation analogue sur un vase peint du musée de l'Ermitage : un menuisier creuse un trou dans une des traverses du coffre en bois où doit être enfermée Danaé avec le jeune Persée (fig. 453) 9. Ces deux monuments nous montrent l'ouvrier tenant la mèche de la main gauche, tandis que la main droite fait manoeuvrer l'archet. Le Tel rzvov figure parmi les instruments de métier offerts aux dieux par des artisans". Pour le travail du marbre l'emploi de mèches de différentes grandeurs est attesté par les sculptures antiques conservées dans nos musées [sCULP'rURA, p. 1138, 1141, 1143]. On en trouve de nombreuses preuves dès l'époque archaïque, soit que le coup de mèche ait pour but de compléter l'exécution de quelques détails, comme les boucles de la tête llampin (fig. 6230) ou bien, sur une métope de Sélinonte, la chevelure d'Europe et les fanons du taureau", soit que des trous aient été nécessaires pour l'encastrement d'ornements de métal, tels que Ceux dont les têtes des Caryatides des trésors de Cnide et de Siphnos, à Delphes, étaient ornées 13. Les bas-reliefs de Thasos, conservés au musée du Louvre, sont précieux à étudier à ce point de vue spécial ". L'ajustement de bijoux et d'ornements de métal a nécessité l'exécution de nombreux trous dans un marbre friable. La délicatesse avec laquelle ces trous ont été faits est frappante, notamment ceux que l'on observe sur la chevelure des femmes coiffées de diadèmes de bronze. Les traces de ces diadèmes sont encore visibles dans une infinité de trous très rapprochés les uns des autres et habilement exécutés (fig. 1800). Les écrivains romains distinguent deux sortes de terebra '°. La première, terebra trafiqua, était la plus simple et la plus ancienne. Comme notre vrille usuelle elle produisait en manoeuvrant de la sciure de bois très fine. Primitivement les paysans l'employaient pour greffer la vigne, mais comme son action avait l'inconvénient de brûler la partie du bois qu'elle perforait et que cette brû lure empêchait la plupart du temps les greffes de prendre, on renonça à ce procédé ; elle fut réservée pour le traitement des bois à ouvrer : Grignon, dans ses fouilles du Châtelet, arecueilli plusieurs vrilles et quelques gouges en fer ". La vrille qui est reproduite ici (fig. 6809) en provient; elle est munie d'un pas de vis précédé d'une longue pointe. Le Musée de Spire possède un instrument de fer d'assez grandes dimensions, trouvé à, Rheinzabern, qui parait avoir servi à plusieurs tins, mais dont le caractère d'outil à percer est nettement indiqué par une pointe travaillée en spirale 7. tllémner donne les images de plusieurs vrilles d'après les originaux conservés dans les collections du musée de Zurich 1e. La seconde, terebra gallieu, était plus forte ; ses sinuosités étaient plus profondes. Son action produisait des copeaux comme la tarière. A la différence de la première elle perçait le bois sans le brûler 1'. Une trouvaille faite dans l'épaisseur de la muraille gauloise de Murcens (Lot) a fourni un intéressant spéci men de cette tarière gauloise et en a fait connaître la forme; elle se termine par un bec crochu, et non par une cuiller droite (fig. 6810)=0. L'outil de Murcens destiné à forer les poutres assemblées dans la muraille, pour les fixer ensuite entre elles à l'aide de chevilles de fer, avait été brisé au cours du travail, puis rejeté par l'ouvrier au milieu des matériaux de remplissage. C'est à cette circonstance fortuite que nous en devons la connaissance. 11 ne lui manque que son manche transversal en bois qui manque d'ailleurs à tous les outils de même espèce parvenus jusqu'à nous. Pour avoir un bon manche de tarière il fallait choisir son bois : les bois les plus estimés pour cet usage étaient TER 421 TER l'olivier sauvage, le buis, le chêne, l'orme ou le frêne'. Au milieu des instruments destinés à indiquer la profession des défunts, on reconnaît sur des tombeaux romains quelques représentations d'outils à percer'. Les Romains, comme les Grecs, ont souvent complété le travail du ciseau par celui de la mèche dans les uvres de sculpture 3: la mèche a laissé. sa trace sur les reliefs décoratifs de l'époque impériale. Au commencement de l'Empire et notamment sous Auguste on l'employait avec une certaine discrétion'. On s'en servit pour le traitement des yeux, de la chevelure, de la barbe, pour ajuster certains morceaux, pour exécuter des réparations aux statues. Les marbriers des bas temps en ont abusé, notamment ceux qui confectionnaient les sarcophages chrétiens 6 : ils ont multiplié les trous de mèche d'une manière choquante dans la chevelure, la barbe, les mains, les pieds ou les yeux des figures. Sur un fond de patère en verre de l'époque chrétienne, conservée au au Vatican, un ouvrier, qui porte le nom de Dédale, est représenté perçant une planche en bois à l'aide d'une mèche dont il conduit la marche avec un archet G. I+ahretli nous a conservé l'image d'un marbrier occupé à la décoration d'un sarcophage et tenant deux longues mèches qu'un aide fait manoeuvrer avec des courroies'. Pour travailler les pierres dures, l'ivoire, le métal, on se servait de mèches appropriées à la matière qu'il s'agissait d'attaquer 3. Ii. Instrument de chirurgie [Cl1JRCRGIA] s. III. Machine de guerre. On devait à Diadès l'invention d'une machine de siège appelée terebra. C'était une grosse poutre dont l'extrémité pointue était garnie de fer et (lue les assiégeants mettaient en mouvement pour ébranler et percer les murailles [TORMENTA J0. TERGIVI5RSATIO. Nom du délit commis à Rome par celui qui, ayant intenté une action criminelle, la laisse tomber (desistere ; causa, accusatione desistere; deserere, crimen destituere )1 et se rend ainsi coupable d'une sorte de désertion (tergal/1 vertere, d'où tergiversatio). Sous la République, cet abandon de l'accusation, généralement obtenu par corruption, est considéré comme blâmable 2 ; mais l'accusateur est sans doute simplement exposé alors, comme il continuera à l'être sous l'Empire, à la poursuite pour calomnia, que peut lui intenter l'accusé, avec beaucoup plus de chances de succès quand ce dernier a obtenu la continuation du procès et son acquittement ;. C'est seulement en 61 après J.-C., sous Néron, que le sénatus-consulte Turpilien créa, entre autres dispositions relatives aux accusateurs, une procédure spéciale contre la tergiversatio, indépendante de la calomnia'. Nous ignorons la date et les dispositions d'une loi Pelronia également citée à ce sujet On ne considère comme tombant sous le coup de la loi que ceux qui ont accusé dans un judicium publicum et fait inscrire légalement leur citation sur le registre du tribunal en fournissant une caution, le fidejussor de exercenda lite 0, et ceux qu'il est permis de poursuivre pour calomnia, par exemple les proches qui ont dénoncé un meurtre ; les mineurs y échappent en principe, mais pas cependant dans tous les cas'. L'abandon de l'accusation, soit en première instance, soit même en appel a, est marqué, soit par une déclaration expresse, soit par un acte significatif quelconque, soit par l'écoulement des délais de comparution, un an au Bas-Empires. Alors, si l'accusé ne réclame pas l'action de calomnia, il n'y a pas besoin d'une accusation spéciale contre l'accusateur ; une simple dénonciation suffit; le tribunal prononce en vertu de sa propre autorité, causa cognila10. Il peut excuser le désistement pour erreur de bonne foi, colère, légèreté, en tenant compte de la nature, de la gravité de l'accusation, s'il s'agit par exemple d'une poursuite pour adultère, mais non quand il s'agit de lèse-majesté, de péculat, de désertion, quand il y a.collusion entre les deux parties 11 ; il faut en outre le consentement de l'accusé quand il a déjà subi trente jours de prison, la torture, les coups ; le consentement des deux parties ne suffit pas quand des témoins libres ont été torturés et en tout cas l'accusateur doit rembourser leurs frais 12 L'excuse a pour résultat de supprimer le procès; c'est l'abolitio privait", opposée à l'abolitio publica ; l'accusateur ne peut plus reprendre l'accusation, sauf par permission de l'Empereur, mais l'action reste ouverte aux autres personnest3. Le refus de l'excuse fait encourir à l'accusateur l'infamie 1', une amende 13, et en outre, plus tard, des peines extraordinaires, exil, confiscation partielle 16. Cri. LÉCHfvAlN. mini, désignaient chez les Romains (pour les Grecs voy. l'omis) les bornes artificielles, à l'aide desquelles on délimitait des territoires tic toute espèce et de toute étendue, propriétés privées, domaines publies et impériaux, de cités, de légions, de tribus, provinces même. Plusieurs textes distinguent nettement ces bornes des limites naturelles que fournissaient les fleuves, les crêtes montagneuses, les routes, les fossés, les arbres, etc.'. Les termini étaient le plus souvent en pierre, lapidei 2, silicei parfois en bois, lignei'. Plusieurs espèces de pierres et de bois pouvaient y être employées: la pierre TER 122 TER de Tibur était l'une des plus fréquemment citées 1 ; les essences d'arbres signalées par les Gromatici sont le chêne, robur 2, ilex 3, l'olivier 4, le genévrier 6. Il arrivait aussi qu'au lieu de planter une borne en pierre ou en bois taillé, on disposât sur le sol des monceaux de pierres, qu'on appelait des scorpiones ou des attinae 6. La forme des termini était des plus variables. Les documents réunis par Lachmann et Rudorff dans le tome Irr des Gromatici veleres attestent cette variété presque infinie 7. Ce n'était pas seulement de la géométrie que dérivaient ces formes; telle borne était surmontée d'une tête d'aigle ; sur d'autres on dessinait ou on gravait des griffes de loup, d'ours, des sabots de chèvre ou de mouton, des têtes de buf'. Plusieurs des formes données aux bornes avaient une signification précise et fixée par l'usage : la présence d'une griffe d'ours indiquait le voisinage d'un bois sacré, lucus f0 ; celle d'un pied de chèvre ou de mouton indiquait le voisinage d'une source jaillissant d'un rocher ", etc. Les termini portaient en général des lettres et des chiffres. Lettres et chiffres étaient pourvus d'un sens que nous ne pouvons pas toujours déterminer ; par exemple, nous ne savons pas ce que signifiaient ces litterae singulares, inscrites sur les termini de la Toscane, spécialement du territoire de Volaterrae, et sur ceux de plusieurs autres parties de l'Italie et des provinces 12. Dans d'autres cas, la lettre inscrite sur la borne indiquait à quelle distance se trouvait la borne suivante 13. Enfin les termini étaient parfois désignés par des noms comme Augustei 14, Claudiani16, Neroniani 16, rappelant les empereurs qui les avaient fait placer ou vérifier ; les Gromatici citent encore sur le territoire d'Alba en Picenum des termini Cilicii, ainsi nommés parce que la terminatio de ce territoire avait été effectuée sous la direction d'un centurion nommé Cilicius Saturninus 17 L'emploi des termini était général dans le monde romain. Lorsqu'un territoire était officiellement cadastré, soit en vue d'une déduction de colons, soit pour préparer la répartition de l'impôt foncier, des bornes étaient placées aux points de rencontre des limites, decumani ethardines'8. Les termini servaient à marquer les limites entre deux propriétés privées 19 ; les limites entre une propriété privée et un domaine public, impérial ou municipal ; les limites de deux cités voisines 20 ; les limites des territoires assignés à des tribus ; enfin même les frontières de deux provinces. L'opération qui consistait à placer des bornes s'appelait la terminatio. Elle était faite, quand il s'agissait d'un domaine public, d'un territoire municipal ou d'un territoire de parcours d'une tribu, d'une provjnce, au nom de l'État, par les soins et sous le contrôle d'un magistrat public, it Rome par un censeur''-', des curateurs 22 ; dans les provinces, le plus souvent, par un légat impérial ou un procurateur 22. A l'origine, la terminatio, même entre simples particuliers, eut un caractère religieux ; chaque terminus était traité presque comme un autel, on y versait des parfums, on l'ornait de couronnes; une victime était immolée dans le fossé où on le plaçait 24. Ce caractère se perdit, et la terminatio devint une opération purement laïque [TERMINUS]. De nombreux termini ont été retrouvés en diverses parties du monde romain ; nous citerons, parmi les plus importants : à Rome, les termini pomerii 90, les termini riparum Tiberis 26, les termini inter privatum et publicum 27 ; en Italie, les termini entre Ateste d'une part, Patavium et Vicetia d'autre part 28 ; dans les provinces africaines, les bornes qui jalonnaient l'ancienne frontière entre l'A frica velus et l'A frica nova"; les bornes qui séparaient le territoire municipal de Thugga des saltus impériaux, si considérables aux alentours de cette ville30; les bornes retrouvées sur le territoire de Cirta 31 ; les bornes qui délimitaient à partir de Trajan le territoire de la tribu des Musulamii 32 ; les bornes cadastrales du Sud tunisien, découvertes par M. le commandant Donau dans la région des Chotts 33 ; les bornes du territoire occupé par les Nygbenii dans la même région 34 ; en Espagne, les lermini agrorum deeumanorum d'Ostippo, en Bétique 36, et les bornes qui séparaient du territoire de J uliobriga les prata legionis IV 2e ; en Gaule, l'inscription qui rappelle la terminatio inter Viennenses et Cent roues 37 ; enfin, à l'extrémité orientale des provinces danubiennes, les bornes qui marquaient la frontière entre la Mésie inférieure et la Thrace 38, ainsi que d'autres bornes délimitant des territoires municipaux ou des propriétés privées 39. J. TOL'3'Atx.