Le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio

CRIBRUM

CRIBRUM, Kxtvov, xpt'ps. Crible, sas, tamis. Pollux' fait entre le zé xtvsv et la xpépx cette différence que le premier est un ouvrage de vannerie (ix CTX.O()IWV eéyas) et la seconde faite de laine (i épieu), et il donne un troisième nom, &)ooupék un sas plus fin qu'on fait pour la farine0, en substituant un linge au jonc, k l'intérieur du cerclequi forme le rebord du récipient. Le nom de ce rebord est z-))a , xweeulyopoç''. On voit des cribles avec un haut rebord qui les fait ressembler à un tynspanum dans les basreliefs qui ornent le tombeau du boulanger Eurysacès k Rome t (fig. 2070). D'après Pline, les Romains ne connurent que tardivement les bluteaux et les tamis plus ou moins fins qui servent k la fabrication de la farine (cribrum farittariurn arctius, angustissimurn7); il distingue des cribra exrussorta et des cribra pollinaria et il attribue aux Espagnols l'invention de semblables tamis faits de lin; aux Égyptiens, celle des cribles faits de papyrus ou de jonc; les Gaulois en auraient fabriqué les premiers en crins de cheval'. Il n'est pas douteux que les Romains eurent aussi des cribles plus forts, en métal percés de gros trous9. On en voit un semblable dans les bas-reliefs de la colonne Trajane 115 (fig. 2071), et un autre (fig. 2072) placé k côté drun van, de boisseaux et d'autres ustensiles k l'usage des meuniers et boulangers sculptés sur un sarcophage du musée du Vatican". E. SAbLlo.