Le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio

EUKLEIA

EURLEIA (Etlx)tEtx). La Gloire fut honorée d'un culte à Athènes'. Elle y avait un temple élevé après la victoire de Marathon, à l'aide du butin fait sur les Perses Peut-être ne fut-elle pas une divinité distincte, à l'origine, d'Artémis Eukleia, dont le culte existait dans diverses contrées de la Grèce : dans les villes de la EI'M 851 1!:li lI Béotie et de la Locride, elle avait sur la place publique son image et son autel, où les fiancés venaient sacrifier avant leur mariage'`. Xénophon mentionne une fête, à Corinthe, appelée Eukleia, qui durait plusieurs jours. A Corcyre un mois portait le noua Il'Lul,â'ios'1. Eukleia fut donc d'abord un des noms joints à celui dArtémis et sa signification était « bonne renommée o. C'est en ce sens que s'explique aussi la réunion des noms d'Eukleia et d'EOVODUA dans une inscription éphébique où est désignée un prêtre de ces deux divinités, Le temple bâti à Athènes, après la victoire de 490, fut sans doute consacré à Artémis Eukleia, à qui, avant la bataille, on avait fait venu de sacrifier'', et c'est alors que la fête des nosDROMIA, établie en l'honneur d'Artémis et d'Apollon, devint une fête commémorative de la défaite des Perses. Le culte de la Gloire personnifiée put se substituer, par la suite, au culte primitif'. Le nom d'Eukleia se lit sur des vases peints, où il est donné à une figure féminine placée à côté de Peitho ou groupée avec d'autres autour d'Aphrodite', E. S.lcl.lo.