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FURILINA et FURILINALIA. On rencontre aussi la forme Farina. Sur cette divinité du calendrier primitif des Romains et sur la fête qui lui était consacrée, nous n'avons que très peu de renseignements. Varron constate que, déjà de son temps, peu de personnes en connaissaient le nom 1 ; cela seul rend peu probable l'identification, généralement acceptée, avec les Forinae dont il est question dans deux inscriptions trouvées à Rome 2 ; sans compter que les Forinae sont plusieurs et que Furvina est toujours nommée au singulier. On a expliqué cc nom en le rattachant tantôt au latin furvus, tantôt à l'ombrien farfarefebruare 3. Les hellénisants, au temps de Cicéron, ramenaient à furere et confondaient Furrina avec Furia qui, au pluriel, devenait le nom latin des Érinyes [FuRIAE] ; cette identification est purement factice'. Elle a permis cependant de supposer que Furina était, comme Mania, la mère des Mânes, comme les Larvae et les Lemures, un esprit de la région des morts et des fantômes, un de ceux dont Plutarque dit que, semblables aux Érinyes, ils surveillent la vie des hommes et hantent leurs maisons ; mais cela n'est pas sûr Furrina possédait un locus au delà du Tibre 5 ; Cicéron détermine une localité par rapport à un sanctuaire de Furrina (ad Furrinae), hors de Rome, à Satricum, sur la voie Appienne'. Elle avait aussi un flamine que Varron nomme en compagnie d'autres flamines aussi archaïques et aussi obscurs, du Volturnalis et du Palatualis g. La fête qu'on célébrai t en son honneur est inaiquée dans les calendriers pour le 25 juillet; elle est appelée Furrinalia et Furri
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nales Feriae. Gilbert la considère, sans preuves d'ailleurs, de même que les Luearia, les Neptunalia et les Fontinalia', comme une fête spéciale à quelque pagus, d'abord indépendant, puis absorbé dans l'unité de Rome, ce qui la fit tomber très vite en désuétude 2. J. A. IIILD.