Le Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines de Daremberg et Saglio

MONARCHOS

MONARCHOS. Titre du magistrat éponyme de l'ile de Cos '. On ne le trouve que dans ce pays. 11 figure dans des inscriptions de Calymna, du temps où cette ville était sous la dépendance de Cos 2, Le inonarclios (dvzpycç) a dù être, à l'époque primitive, le principal magistrat de Cos; è l'époque historique, il parait encore avoir des fonctions religieuses, reste de ses anciennes attribu MONETA. L'étude des signes d'échange métalliques de la valeur des choses, chez les anciens, constitue l'objet d'une branche spéciale de la science des antiquités, désignée depuis le xvi' siècle, où l'on a commencé à s'en occuper, sous le nom de Numismatique. j Noms génériques de la monnaie dans l'antiquité Les principales de ces appellations sont, chez les Grecs, ê7yéptov, ye(yzo, vdatap.z, et chez les Romains, aes, pecunia, moneta, nommas et nomisnta. 'Ap'éptav dérive d'diovwtoç, « argent o, comme '1'p'oov et ',x(tv, désignations spéciales des monnaies d'or et de bronze, de ypuo'èç et /z),xèç, et ce nom s'était de fort bonne heure appliqué à toute espèce de monnaie, parce que la masse principale de la circulation métallique chez les Grecs consistait en argent, de même que chez les Romains on continuait à dire aes, dans un sens générique, alors que l'on frappait de l'or, de l'argent et du bronze, en souvenir du temps où la République ne connaissait que le monnayage du bronze [AS]. L'expression de z'ra indiquait simplement la monnaie comme la représentation de la valeur des choses; pecunia se rapporte à la même origine, et dérive de pecus, o le bétail o chez tous les peuples primitifs, avant l'adoption du signe métallique, le bétail a servi et sert encore d'étalon à la valeur des échanges rPECUNIAJ. Nétncx vient de véuo et de véuoç, comme le démontre ce passage d'Aristote « La monnaie est devenue un objet d'échange ; aussi l'appelle-t-on vyt, son existence étant, non le produit de la nature, mais l'oeuvre de la loi (xo'yoç), ce qui fait qu'il dépend de nous de la modifier ou de la décrier. o Au lieu de véctsez, les Doriens disaient 9o.luoç, mot qui sort incontestablement de la même origine, et ce mot, transmis aux Latins, avec l'usage même de la monnaie, par les colonies grecques de la Sicile et de l'Italie méridionale, y produisit les expressions nununus ou nuéaus. Nommas désignait la monnaie courante, tandis que nomisma, reproduction du terme grec le plus usité, dont les poètes se servirent d'abord seuls à home, s'appliquait aux pièces an ciennes ou de coin étranger qu'on rassemblait à titre de collection précieuse. On en a la preuve par un passage d'Ulpien 2 « Dans les cas de legs d'or ou d'argent monnayé, il faut que les objets soient désignés d'une manière expresse, par exemple que le testateur dise si ce sont des p/iilippes, des noénismata (c'est-à-dire des médailles), etc., qu'il entend léguer. » Un autre jurisconsulte romain, Paul , mentionne les nomis,nata antiques d'or ou d'argent dont on se servait en guise de bijoux, usage qui s'est conservé parmi les femmes de l'Orient. Quant à ntoneta, l'origine de cette expression vient de ce que, primitivement à Rome, l'atelier de fabrication des monnaies fut établi sur le Capitole, dans les dépendances du temple de Junon Moneta Junon o l'avertisseuse », élevé sur remplace MOL 1962 . IvIOL étaient, au témoignage de Pline, universellement répandus en Italie et Vitruve en donne la description sans faire entendre le moins du monde que ce mécanisme fût nouveau ou peu connu. Après avoir décrit diverses machines mises en mouvement au moyen de l'eau, il ajoute « Les moulins à eau, que le même mécanisme met en mouvement, sont faits de la même manière, avec cette différence pourtant, que l'extrémité de l'essieu traverse un rouet, qui, posé à plomb, perpendiculairement, tourne avec la roue. Auprès du rouet s'en trouve un autre plus petit, dentelé aussi et placé horizontalement; au milieu de ce petit rouet s'élève un essieu à l'extrémité supérieure duquel se trouve un fer en forme de hache qui l'affermit dans la meule. Ainsi les alichons du grand rouet qui termine l'essieu et la roue, s'engrenant avec ceux du petit qui est placé horizontalement, font tourner la roue au-dessus de laquelle est suspendue la trémie qui laisse tomber le blé entre les meules, où il est converti en farine par le même mouvement de rotation . » Palladius, au mv' siècle, recommande l'usage des moulins à eau pour économiser l'effort des hommes et des animaux . Ausone nous apprend qu'ils étaient connus jusqu'aux extrémités de l'Empire ". Les moulins à eau paraissent avoir été nombreux à Home. Bien que le forum pistorium fût de l'autre côté du Tibre, le centre de la fabrication du pain était la région du Janicule. Un arrêté de Dynamius, préfet de la ville en 490, prescrit l'établissement de balances publiques pour prévenir les fraudes reprochées aux meuniers de cette région et d'ailleurs (mm in Janiculo (juan' per diversn «. L'eau était fournie par les aqueducs, et au Janicule en particulier, celle qui mettait en mouvement les moulins de la pistrina venait de la prise d'eau qui, tirée des environs du lactés Sabatinus, remontait la pente de cette colline pour redescendre sur l'autre versant. Les riverains ne se faisaient pas faute de détourner irrégulièrement l'eau des aqueducs pour leurs usages particuliers. Cet abus fut plusieurs fois réprimé, et en particulier par Théodoric'. Lors du siège de Home par les Goths en 536, les aqueducs étant coupés, les moulins se trouvèrent dans l'impossibilité de fonctionner. Pour y suppléer, Bélisaire établit sur le libre des bateaux-moulins, actionnés par le courant du fleuve, et qui demeurèrent en usage C'est alors qu'apparaissent les mots nmolitores, niolendarii, meuniers, qui semblent désigner les gérants de ces moulins , Jusqu'alors la mouture et la boulangerie n'étaient point séparées. La pierre dont on faisait une meule devait être dure et à gros grains, pour avoir plus de prise sur le blé . Cette double condition était plus nécessaire encore pour les moulins à huile, l'olive étant plus grosse et plus résistante O, On se servait souvent de pierres ponces provenant du \TésIj\e Pour les olives, Columelle recommande l'usage des meules de préférence à d'autres engins, parce qu'on pouvait les remonter ou les baisser suivant la quantité d'olives qu'on aurait à mettre dessous, pour éviter de briser les noyaux qui gâteraient le goût de l'huile. Il ne dit pas par quel procédé '2. Le jour de la fête de Vesta, que célébraient les boulangers, au mois de juin, la meule était couronnée de fleurs, et les ânesses du moulin portaient des colliers de pain et des guirlandes de violettes [VESTALIAI Il existait aussi de petits moulins en buis pour le poivre (buxea ntola)". MOLA SALSA (xpt-? ltnp y)ÂivTi). -Grains de blé torré fiés et broyés à la meule que l'on offrait dans les sacrifices ou que l'on jetait avec le sel sur les entrailles des