ARGYROLOGOI (ApyupoMyot). Indépendamment des contributions régulières et périodiques auxquelles Athènes soumettait ses alliés, la république, dans les temps de crise, levait sur ses protégés des impositions extraordinaires et illimitées. C'est ce qui eut lieu notamment en 428 pour le siége de Mitylène1. Ceux que la république envoyait chez les alliés pour percevoir ces impôts, étaient appelés «pyupoadyot, vrais pirates qui se procuraient par une sorte de pillage régularisé les ressources nécessaires à la république 2. Le plus souvent, l'État mettait à leur disposition plusieurs navires de guerre, afin de faciliter le recouvrement de l'impôt par la terreur. Il ne faut pas oublier, en effet, que les ressources des contribuables étaient parfois presque épuisées par des demandes antérieures. Alcibiade, passant quelques jours dans le golfe Céramique, avait trouvé le moyen ele se faire payer vingt talents par les peuples voisins 3. Peut-être un second percepteur eût-il été assez mal accueilli, si l'envoi de quelques vaisseaux (vaûç «pyupo),éyout 4) n'eût appuyé sa demande. E. CAILLEMER.