CATHEDRA (KnOitpa). Chez les Grecs, ce mot a la signification générale de siège, sans distinction d'espèce', et comprend aussi bien le Opôvog, à dossier haut et droit, et le Siq,po„ qui en était dépourvu, que le xAta otç (ou z ia(t), ou x)stvrrjo), dont le dossier arrondi était plus ou moins incliné, de telle
façon que, le dos appuyé dans sa concavité, on s'y trouvait quelquefois à demi couché. Toutefois ce dernier, très en usage chez les Grecs et fréquemment représenté sur les vases peints 2 (fig. 1249), n'est pas autre chose que la cathedra des Romains, et peutêtre en faut-il conclure que l'on appelait plus spécialement ainsi le
iatQ éi;, dans les pays et à l'époque où ils le connurent d'abord. Chez les Romains, en effet, cathedra désigne toujours ce genre de chaise, qui était surtout à l'usage des femmes dans leur
intérieur , mais dont les hommes se servaient aussi. Il semble même qu'il y en eût ordinairement pour les visiteurs dans les salles où on les recevait,
Quand Auguste manda Cinna près de lui, d'après le récit de Sénèque
c'est sur une cathedra qu'il le fit asseoir. Pline le Jeune
avait des cathedrae dans la chambre où il réunissait ses amis, à sa campagne du Laurentin 3. La structure du meuble est bien visible dans la figure 1250, où elle est
I bure dans le sens ve,tïcal du dos
sied', forme d un assemblage de
i-(3,ri l barres entre croisées. D'autres
peintures offrent la représentation
1, I I i6 de chaises dont le dossier est courbé dans le sens horizontal et développé au point de former le demi-cercle, tantôt largement ouvert, tantôt assez resserré pour que la personne assise y soit comme enveloppée „ c'est une Muse qu'o~u voit (fig. 12541 dans le premier exemple at, et dans le second (fig. 12551 un professeur'. La cathedra était en
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imitée en marbre La matière employée et l'ouverture
du siège ont fait penser que cette cathedra avait servi aux baigneurs dans des thermes, Les cathedrae dont on faisait usage habituellement pouvaient être garnies de coussins et d'étoffes, qu'il était facile d'y placer ou d'en enlever à volonté. La mobilité de ces garnitures est souvent apparente dans les monuments '«fig. 4251). L'expres
%y` siorr Tonga jointe à cathedra,
T\\\ dont se sert Juvénal, n'indi
saJ que pas une chaise d'une espèce distincte, pas plus que l'épithète supïna employée
par Plinee; l'une et l'autre se rapportent à une forme ordinaire de cette sorte de chaise, dont le dossier était plus ou moins incliné suivant le goût de chacun. Dans la figure
1252 reproduisant une statue connue du musée du Capitole°, on voit Agrippine, femme de Germanicus, étendue sur une cathedra, qui est une sorte de alaise longue ou de dormeuse ; le siège large et pro
fond, peu élevé au-dessus du sol, est garni d'un coussin; le dossier est assez bas pour que le bras s'y appuie comtoudérnent. !S côté nous plaçons (fig. 1253) une chaise ta
dont le siège, garni de même, est plus étroit et porté par des pieds fort hauts ; on remarquera la cour
effet le siège habituel de ceux qui enseignaient les lettres et la philosophie 13 ; il fut par la suite celui des docteurs et des évêques
de l'Église chrétienne 44. Toutefois, dans les peintures des catacombes et dans tes monuments qui appartiennent à la même période avancée de l'art. en général la chaise a un dossier arrondi et non pas carré à sa partie supérieure , et sur les côtés des appuis pour Ies bras ; et elle se rapproche ainsi du sor.attm, qui était jadis un siège honorifique, ce
lui des chefs de maison, plutôt que des chaises dont il vient d'être parlé. On ne peut douter toutefois qu'on n'ait appliqué aux sièges de
cette forme, si souvent figurés dans les monuments de basse époque, le nom de cathedra, d'où nous est venu le mot chaire.
Outre le bois, la pierre, le métal dont les cathadrae étaient fabriquées aussi bien que 'es autres meubles, Pline signale ta l'osier, comme très propre à faire des sièges de ce genre, et on volt, en effet,
dans les peintures et les sculptures antiques, des sièrns où il est facile de reconnaître l'osier entrelacé )SELLA].
11 y avait des chaises à porteurs appelées eathede'ae 11, probablement dada forme des sièges dont on vient de parier.
KuOélpa est aussi le nom d'un repas funèbre célébré en l'honneur d'un. mort, le trentième jour après le décès
C:A`LII01ACaANUS, --Parmi les différents fonctionnaires désignés, pendant l'empire romain sous le nom de rsCCURAiOIOES"AuS'RIS, Ou distingue ceux a qui l'administration générale des finances ét it confiée dans les provinces de l'empereur (Cacsaris prceinciis) ily avaient le raie du QUAESTOR' dans les provinces du peuple ou du sénat (prollineaïs populi), Pour ne pas les confondre avec les proeuratores chargés d'une mission spéciale $ du meus, on nomma les premiers souvent, depuis Constantin, procura aressemonne reï, ou catholicïanï, dans les Basiliques, et dans certaines inscriptions æx~ durci, a. G. liuiteistt.