COPHINUS, Kcwtvoç. L Couffin, panier 1 de forme cire d'abondalire au sens abetrait, les Latins aient donné une culaire 2, léger, bien que large et profond 2. Il servait aux ! réalité concrète au mot Abondance en le transformant en
agriculteurs pour porter de la terre, du fumier, de la sedéesse Copia, mais cette création remonterait à, une epo
mence 4, etc., et était encore employé à d'autres usages, que beaucoup plus ancienne que l'Empire. Nous en avons
comme une corbeille ordinaire 6. pour preuve le texte de Plaute où l'esclave Pseudolus, sauvé
Les indications des auteurs anciens permettent d'assipar Charinus, s'écrie : « Cet homme-là n'est plus pour moi
niiler le cophinus avec Charinus ; c'est Copia elle-même 3 n Au temps de Plante,
un panier souple, à c'est-à-dire à la fin du tue siècle av. J.--C., Copia devait
deux anses, encore en donc avoir déjà le rang de divinité.
u. nge dans les pays Peu de temps après, au eornmencemerit du n" si Cie,
méridionaux et dont nous retrouvons sun. nom donné à une ville g ,es
le nom (eosn, couffin, l'ancienne Thurium, que les Romains prirent et
italien col/ino) a à. sèrent en l'an °gfid de R., 192 a v. J.-C 1. Les manu de peine changé depuis j cette ville portent au revers fia corne d'abondanla
L'antiquité. On en face représente une tête de femme voilée dans 1 Ille
trouve des représeuon pourrait voir, sans que
tations dans les menucette attribution soit bien
menas. La figure 1924 sûre, le type de la dées
est tirée d'une peine elle-même (fig. 1926) 6. Le
tune d'un vase grec même nom a été donné
où l'on voit des paysans portant des denrées et conduisant plus tard, sous Auguste, à
des bétel au marche; la figure une autre ville, Lyon, dont
192 , d'après une peinture de les monn-ies portent au revers l'in' ipti.on COPIA veC
Pompéi montre une corbeille une proue de vaisseau, une borne
tut à fait analogue au couffin muminire et ;an globe dans le
Berne,contenentdesfruits oud'auchamp'. Un monument plus in
5' tres objets de forme peu distincte. téta -: o nt encore nous est fourni
II. Le xé5tvaç était en Béotie une, par
II,
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par Hercule et donnée aux Nymphes [ACHELOUS, AMALTHEA, coRNucoPIA]. D'après Ovide, Copia serait une de ces nymphes ; d'après Lattante, les nymphes, ayant rempli la corne de tous les biens, la donnèrent à Copia, servante de la Fortune (ministra Fortunae). Elle paraît donc être en faveur sous l'Empire, et cependant nous n'avons d'elle que bien peu de représentations; même sur les monnaies, qui par leurs inscriptions déterminent sûrement la personnalité des figures représentées, nous ne voyons pas Copia nommée comme FORTUNA ou CONCORDIA. Dans les oeuvres de la plastique les attributions sont beaucoup moins certaines, et il est possible que dans nos musées plus d'une statue, désignée sous le nom de Fortune ou d'Abondance, soit en réalité une Copia; ses attributs étaient évidemment les mêmes. De l'Italie son culte s'était répandu en Gaule, et non seulement à Lyon même, mais dans toute la vallée du Rhône, comme le prouve un autel votif trouvé à Boulbon, un peu au-dessous du confluent de la Durance, et qui porte la dédicace d'un affranchi à cette divinité ". E. POTTIER.